Il fut un temps où, lorsqu’on traversait l’Atlantique, on espérait quelques semaines sans trop savoir ce qui nous attendait. Maladies, tempête, nourriture avariée, eau croupie, loin de la croisière de plaisance.
À l’arrivée, fatigue et enthousiasme se mêlaient sans doute.
La longue traversée électorale s’achève. Grippe, confinement dans un local un peu sombre et très peuplé, nous avons travaillé avec les moyens du bord et l’espérance de tisser des liens avec toutes les personnes appelant un monde où on puisse bien vivre ensemble.
Heureusement, la nourriture était loin de celle des bateaux d’antan, grâce à quelques bonnes fées veillant sur nous.
Il n’en demeure pas moins que les courtes heures de sommeil, l’abandon plus ou moins forcé des activités physiques prévues à mon programme et les aléas de la campagne mis mes nerfs et ma santé a rude épreuve. Nous sommes plusieurs dans le même bateau.
À peine quelques heures avant de toucher terre, sans trop savoir où on atterrira finalement. Mais je serai heureuse d’avoir fait la traversée. J’ai choisi le bon équipage!